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Demandez le programme!

Ces élections sont étonnantes….

Pour la première fois, autant que je m’en souvienne, je vois et j’entends des débats permanents sur cette issue incertaine, ce challenge entre quatre candidats, quatre approches différentes….

Pour la première fois, je vois de nombreuses personnes, plutôt apolitiques, parfois indifférentes, faire du prosélytisme, appeler à voter pour tel ou tel champion, pour tel ou tel programme…

Justement, le programme… Qui connaît réellement les programmes de ces champions ? Alors, bien sûr, certains me répondront qu’ils les ont lus, analysés, décortiqués…

Mais moi, pauvre profane, quand je demande qu’on me les explique, détaille, je n’entends que les grandes lignes éditoriales de notre presse, citée selon ses préférences, mais je ne reçois pas de véritable diagnostic…

Ce qui m’inquiète cependant dans ces campagnes, officielles, officieuses, individuelles, ce sont d’une part ces affirmations liées à la seule personnalité des candidats, faite d’admiration parfois surfaite ou de haine assez violente de l’adversaire…

Adversaire, quel mot affreux pour désigner son concurrent, son contradicteur… Si nous pouvions parler de partenaire de démocratie… Mais là je rêve, je m’égare… Je me recentre…

Oui, cette haine des gens soit disant non encartés est inquiétante. Alors, la mode est désormais de taper à bras raccourcis sur Macron et son manque de programme, lui qui était il y a peu présenté comme un surdoué dans son domaine… L’autre mode consiste à insulter Fillon, pour des actes effectivement moralement condamnables, mais qui ne sont que les us et coutumes de cette République, si belle, qui n’a pas su poser à temps des gardes fous salvateurs… Mélenchon, quant à lui, est qualifié de Pol Pot potentiel, de Castro light ou de Staline imberbe… Le Pen est de son côté envisagée comme une anti démocrate affirmée, suppôt de Mussolini, Hitler ou Franco, accélérateur de point Godwin….

Alors moi le simple citoyen, peu au fait des choses, pas du tout technicien ni économiste, totalement apolitique, capable d’aller écouter Mélenchon et de demander qu’on laisse la grande blonde tenir ses meetings tranquillement, oui, moi, le petit, je voudrais savoir…

A écouter les économistes de tout bord, les programmes de Mélenchon et Le Pen se ressemblent… Le programme de Fillon est pour certain le plus structuré et pour d’autres le plus drastique… Le programme de Macron est soit une synthèse, soit inexistant…

Bon sang, mais comment vais-je m’en sortir?

Non, je ne ferais pas un vote Closer ou Gala, parce que l’un est beau gosse, l’autre a de la carrure, le suivant est un tribun l’autre traduit des colères…

Non, Voici n’est pas pour moi…

Bref aujourd’hui, je ne sais pas, je ne sais plus, et personne ne nous aide, ne nous accompagne…

Décidément, je crois que j’ai réellement envie d’un billet pour rêver… Il faut que le programme soit alléchant, et des artistes à la hauteur…

Oui, mes amis, demandez le programme…. Il y a urgence…

Oui, les amis, demandons les programmes….

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J’aime pas le 8 mars…

J’aime pas le 8 mars…..

Non, décidément, ce mercredi si ensoleillé, cette journée si agréable ne l’est en fait pas!

Journée de la femme qu’ils ont dit!!!! Depuis ce matin, tous les candidats, tous les poètes, tous les philosophes nous parlent des femmes, nous disent, que… Qu’il faut que… Qu’ils feront ceci, qu’ils changeront cela….

J’aime pas le 8 mars…

Cette journée nous met, tous, chacun, devant des faits que nous prenons soin de cacher, d’ignorer, d’oublier….

Décidément, cette journée ne me plait pas, nous rappelant sans-cesse cette inégalité, ce machisme vertueux, cette différence assumée…..

Cette violence légitime, cette hypocrisie envers ces pays si totalitaires mais si riches, cet aveuglement volontaire…..

J’aime pas le 8 mars…..

Mais moi, j’aime celle qui m’a porté, accompagné, éduqué, et dont je retrouve le regard quand je croise une femme enceinte ou tenant la main de son enfant….

Mais moi j’aime mes copines, que je ne regarde que pour ce qu’elles sont, les admirant, les écoutant, les regardant, gentiment… normalement….

Mais moi j’aime toutes celles dont nos routes se sont croisées, pour un moment, un soir, une histoire….

Mais moi j’aime toutes celles que je ne connais pas encore, que je ne connaitrais peut être pas, que je ne croiserais pas….

J’aime pas le 8 mars….

Mais vous , Mesdames, Mesdemoiselles, de tout âge, de toutes les couleurs, de toutes origines, avec vos caractères, vos colères, vos rires, vos pleurs, vos sensibilités….

Avec nos différences…..

Oui, vous, Mesdames, Mesdemoiselles, moi, je vous aime.

Tout simplement.

Article écrit le 8 mars 2017, journée des droits de la femme.

 

Dans cette maison….

Dans cette maison il y a des gens,

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Anonymes, connus, importants.

Dans cette maison il y a des gens,

Et rien ne sera plus comme avant.

 

Dans cette maison  il y a des amis,

D’ici, de là-bas, de mon pays.

Dans cette maison il y a des amis,

Qui m’ont accompagné, qui m’ont construit.

 

Dans cette maison il y a des rires,

Plein d’enfants, plein de sourires.

Dans cette maison il y a des rires,

Qui nous empêchent de trop grandir.

 

Dans cette maison il y a mon enfant,

Si vite, trop vite, devenu grand.

Dans cette maison il y a mon enfant,

Qui m’a appris à être parent.

 

Dans cette maison il y a du bonheur,

Cette joie de vivre, qui touche au cœur.

Dans cette maison il y a du bonheur,

Ce moment de grâce qui empêche les pleurs.

 

Dans cette maison il y aura toi,

Qui restera là, tout près de moi.

Dans cette maison il y aura toi,

Que j’entourerai  de mes bras.

JB.

 

Cuba libré !!!!

Soudain cette musique américaine s’arrête… Une voix lance « Salsa !! »salsa

Les femmes remettent leur mèche de cheveux en place, les hommes réajustent leur chemise. Toutes et tous se dirigent vers la piste de danse, s’alignent côte à côte, en silence et en souriant comme un rituel.

Les putes sortent de leurs ateliers de travail, situés sur la coursive, balcon en bois vermoulu qui fait le tour de cette immense pièce. Leurs macs les regardent, ajustent leur chapeau, calent leur flingue pour ne pas être gênés.

Le barman-DJ, gros et transpirant, perpétuellement souriant, maître de cérémonie assumé, regarde avec délectation. Il nous jettent un coup d’œil complice à nous, les quatre européens, seuls non cubains dans cette boîte paumée, avec qui il picole depuis deux heures, en passant cette musique interdite, piquée au hasard des captations radio et autres trafics , cette musique du grand ennemi américain…

Il nous montre cette pochette jaunie, usée, tachée par tellement de traces d’alcool, souvenirs de nuits enflammées, d’échanges divers, de rencontres et sourires partagés…

Un coup de mouchoir sur le front pour ôter cette fichue transpiration, un petit arrangement de cette chaîne en or. Il ajuste  sa chemise trop  serrée, lève les mains et commence à frapper, en cadence, en rythme…. Le disque démarre, lancinant, délicieusement entrainant, excitant, langoureux….

Tous se mettent à bouger, à danser, dans une chorégraphie qu’on pourrait croire répétée, préparée, travaillée,  tellement improvisée…

Elle s’approche de moi avec ses grands yeux noirs, cet immense sourire dans cette pénombre, dans ces volutes de fumée. Rien de malsain, de sexuel, d’inapproprié… Juste une invitation, un partage. Elle me prend la main et m’oblige, quasiment, avec cette incomparable douceur, à la suivre sur cette piste, au milieu des siens, de ses amis. Je sais que je vais être caricatural, raide comme un bâton, au milieu de tous ces artistes anonymes qui évoluent avec une telle grâce, une telle harmonie. Pourtant je me sens bien, si bien…

Je regarde mes amis. Eux aussi se sont laissés inviter, emporter. Je pourrais nous trouver ridicules, pathétiques, avoir honte, au milieu de ces danseurs fantastiques, dans la moiteur de cette piste de danse au parquet ciré, aux murs crépis de blanc, presque triste, presque moche, mais si belle. Pourtant je me sens bien, si bien….

Tous sourient, s’amusent, élégamment, doucement, sans chercher à dominer l’autre, dans cet immense partage sur fond de salsa… Tous nous regardent, nous font des petits signes amicaux, nous les « blancos», les européens, tellement maladroits, mal à l’aise…

Cette petite femme, si petite, si ridée, si marquée, à côté de ma  jolie cavalière, me fait un signe avec son pouce, et me lance un « bravo ! » tellement gentil que sa voix couvre encore la musique dans mes oreilles….

Cette nuit cubaine, dans une des petites ruelles sombres, noires, sans éclairage, du village de Varadéro, loin des centres de vacances réservés aux riches touristes que nous sommes tous reste le symbole de ce peuple si maltraité, si violenté, mais si heureux, joyeux, comme si cet éclat de rire permanent était une résistance à Fidel et Raul.

Fidel… Personnage historique, avec son perpétuel treillis, sa barbe soigneusement négligée, ses discours fleuves pouvant durer plusieurs heures. En 1959 il prend le pouvoir, renverse une dictature tellement américanisée et corrompue que le monde se met à rêver. Avec le Che, son ami, son complice, son alter ego, ils ont une même signature, une même silhouette… Ils vont donner de l’espoir à l’ensemble des opprimés, à la jeunesse qui se cherche un idéal, une envie de renouveau, dans ce monde coupé en deux par cette fichue guerre froide, dans cette opposition permanente entre ces deux blocs, ces deux monstres politiques et militaires, vainqueurs de cette terrible guerre, et qui veulent étendre à tout prix leurs idéologies respectives….castro-che-guevara

Le Che partira porter la révolution sur le continent sud-américain, fou passionné, intransigeant, capable des pires atrocités que le monde oubliera par le romantisme de ce si célèbre cliché d’Alberto Korda.

Fidel restera à Cuba, instaurera une répression abominable, mettra en place un système de fer, se rapprochant de l’URSS, complice de la crise des missiles de 1962 qui a failli faire exploser notre belle planète….

L’embargo affamera son peuple… La répression ne cessera pas, devenue tellement courante… Dans ce Cuba Castriste, tout le monde surveille tout le monde, tout est sujet à délation, à dénonciation… Mais paradoxalement, il reste malgré tout une certaine tendresse pour Fidel, reportant plutôt la haine ou la colère sur Raul, son frère, qui dirige le parti depuis 1965, chargé officiel de toutes les basses œuvres, de toutes les exécutions….

Notre guide Axel, si gentil, si souriant, qui nous a amené dans cette boîte perdue, s’assombrissait et refusait totalement de parler de la politique de son pays, de ses difficultés, de sa misère… Mais en ne disant rien, il nous a montré certains quartiers de La Havane, «déconseillés » aux touristes, ces centres de rationnement tellement vides, ces logement tellement insalubres qu’en France on les aurait immédiatement détruits. Il ne nous disait rien, il se taisait, mais nous montrait….

Il nous a montré ces commissariats de quartiers, bureaux non officiels,  où on peut à tout moment se faire dénoncer, parce qu’on a dit que, parce qu’on aurait fait, parce qu’on pense que…

Notre guide Alex, que nous avions rémunéré 20 dollars, nous fut tellement reconnaissant de l’avoir invité à déjeuner avec nous, de lui avoir parlé normalement, qu’il a décidé de nous dire tout cela en silence….

A cette époque, le salaire moyen était de 10 dollars par mois… Pour nous remercier, il nous a invités à l’accompagner dans cette extraordinaire boîte de nuit, auprès des siens, de ses amis. En arrivant dans cette rue terriblement noire (à cause de l’embargo, beaucoup d’endroits n’étaient pas éclairés), nous nous sommes interrogés. La porte en bois, avec ses deux petites marches, juste annoncée par cette minuscule ampoule nue avait de quoi nous inquiéter, nous interroger sur la suite de notre escapade nocturne…

Voyant notre appréhension, Alex riait, se moquait gentiment de nous, nous rassurait….

Parce que nous avions juste été respectueux de lui, de son pays, de sa vie, il voulait  nous offrir cet extraordinaire cadeau : rencontrer les vrais cubains. Pas ceux qu’on voit sur cette immense place de La Havane, surveillés en permanence, contrôlés sans cesse, au service des touristes et de l’état…

Ce matin, ils ont annoncé la mort du « Lider Maximo* ». Je ne peux m’empêcher de penser à Alex, me demander ce qu’il est devenu. Peut-être que ce soir, dans cette boîte perdue de Varadéro, ma si jolie cavalière d’il y a 15 ans ira danser, avec ce magnifique sourire, cette grâce innée. Ses yeux   noirs, si intenses,  seront illuminés par cette envie de liberté,  qui ne l’avait jamais quittée je crois…..

*appellation espagnole du mot Leader, surnom donné à Fidel Castro.

Article écrit le 26 novembre 2016. Dans la nuit du 25 au 26 novembre, la mort de Fidel Castro a été annoncée par son frère Raul.

 
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Publié par le 26 novembre 2016 dans Accueil, Chroniques citoyennes...

 

Merci Donald!

Mardi 8 novembre, 23h.30… Je me prépare à aller me coucher… Rapidement, je zappe les diverses chaînes d’informations. Les donald-trumpémissions spéciales sur les élections américaines commencent… Tout va bien… Ils nous l’ont  annoncé : vers 3 ou 4 heures du matin, les résultats seront tellement favorables à Hillary qu’on pourra quasi certainement affirmer sa victoire……

Dormez braves gens, tout va bien….

Nuit d’insomnie, réveil très matinal… Pas de pressentiment, juste un hasard, un simple hasard.

BFM TV, la spéciale du Quotidien, LCI… Ils ont tous de drôles de têtes. L’impensable a eu lieu… Va avoir lieu… L’improbable ne l’est plus, se transforme en certitude. Il va le faire, Il va gagner…

Au secours, on s’est trompé (le jeu de mots eut été si facile…) !

8h.00, dans ma voiture… Il reste deux, trois états, un espoir, encore un espoir. Jamais la mathématique n’aura été aussi appréciée…. Tous les journalistes, les spécialistes, les invités ont une voix d’enterrement, triste,   désespérée à la radio…. Ce maigre espoir, ce si maigre espoir… On s’y raccroche tellement que toutes les 30 secondes on demande au correspondant qui est là-bas, en direct, près de tout, s’il y a du changement… L’attente de ce qui est devenu improbable, impossible, impensable….

8h.33…. Il a gagné, ça y est, c’est fait….

Désespérance internationale, Facebook se pare de messages, de dessins, de larmes…. La France juge : les américains sont fous, la démocratie est en danger, le monde a peur…. Jamais le point Godwin* n’aura été aussi vite atteint…

Pourtant, l’élection de Donald Trump n’est-elle pas le signe que la démocratie fonctionne aux USA? A-t-il triché ? Y-a-t-il eu des malversations ? N’est-il pas légitime dans cette élection ?

Là, normalement, on devrait commencer à entendre que  « oui, c’est vrai, mais en fait, c’est un suffrage indirect, et il est élu avec moins de voix qu’Hillary… Parce que, tu comprends, ce système, il est foireux, ça marche pas, etc….». C’est le même système qui a fait élire les autres présidents, de Kennedy à Obama, et là il fonctionnait bien…. Subjectivité, quand tu nous tiens…..

En fait, si on laisse tomber l’émotion et la sur-réaction dont nous commençons à être – malgré nous- trop souvent coutumiers, l’élection de Trump va, ou pourrait sauver, nos démocraties, notre débat d’idées, nos ébats électoraux….

On commence déjà à voir des posts, des messages, disant qu’il faut aller voter aux primaires de la droite (ou de la gauche) pour éliminer tel ou tel candidat, alors qu’on est du camp opposé….

On commence déjà à hurler à la mort, à crier au loup en parlant de Le Pen, de parler de fascisme ou nazisme (Godwin bis), à envisager des manifestations, des barricades, et autres, au cas où, bien au chaud, derrière son clavier….

On commence déjà à stigmatiser celui qui ne panique pas sans raison, celui qui ne vote pas, par choix, lui disant que c’est un devoir, qu’il est un mauvais citoyen, qu’il devra se taire à jamais…

On commence déjà à vouloir sauver notre démocratie, qui est en danger, à vouloir que le résultat des élections soit celui qu’on veut soi-même, et non celui qui sera choisi par le peuple, ce vil peuple qui ne comprend rien, qui doit voter comme il faut…

On commence déjà à rentrer en résistance… en étant prêt à quitter la France….

Bref, la démocratie, c’est super, c’est chouette, mais faut pas voter n’importe comment…  Allons à Notre Dame des Landes… Il y a eu un référendum, vote suprême, pour ce projet d’aéroport… On peut en penser ce qu’on veut, argumenter très justement, mais puisque ce résultat est ainsi, il faut le respecter, et cesser toute occupation illégale, dégâts et conflits….

Et là, normalement, on va me traiter de populiste, de mec de droite, voire plus, bref, limite de facho ! Tellement simple….

Moi je l’aime ma démocratie, je la chérie, je la protège, je la préserve, à ma façon,  tous les jours, conscient de cette chance inouïe qui m’a fait naître dans ce si chouette, ce si beau pays…

Stop à ces révoltés, ces lutteurs de pacotille ! Je le dis avec ironie et affection…. Vous vous trompez de combat… Ce n’est pas à vos concitoyens que vous devez vous en prendre, c’est à votre classe politique…. Même les cons ont le droit de vote… Nous sommes tous le con de quelqu’un, disait le poète…

C’est à cette classe politique de nous proposer des idées, de nous entendre, de nous entraîner, de nous accompagner…. C’est à elle de nous faire rêver, de gagner nos voix, de nous montrer la voie…  C’’est à elle de faire que nous votions POUR, et non pas 15000274_1158480267575087_9174364420749154125_oCONTRE…..

Parce qu’effectivement, nous risquons de nous retrouver avec des gens pas vraiment sympas au pouvoir, des extrémistes, ayant tellement peu d’humanisme, de conscience de l’autre, de respect de l’altérité…..

Et là, on va me rétorquer qu’Hitler a été légitimement élu (Godwin ter)… Les époques ne sont pas les mêmes, nous n’avons pas de traité de Versailles qui nous rabaisse, pas de crise de 1929, pas de… bref, ce serait tellement long …

Mesdames, Messieurs, les politiques, faîtes-nous rêver, donner-nous envie, emmenez-nous…. Et vous, les résistants, les défenseurs de ces si beaux principes, soyez de vrais démocrates, respectez le peuple américain, respectez vos congénères… Nos sociétés s’en porteront certainement mieux….

En cette période anniversaire de cette horrible soirée du 13 novembre 2015, cela n’est plus seulement nécessaire, c’est devenu indispensable…..

*Mike Godwin, a théorisé une loi (la loi Godwin) en ces termes: « plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1 ».

 
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Publié par le 12 novembre 2016 dans Accueil, Chroniques citoyennes...

 

Assis dans ce canapé….

Il y presque un an jour pour jour, ce terrible vendredi 13 novembre, soir de Bataclan, de terrasses de bistrots, soir de weekend, ils sont arrivés,television dans leur folie, dans leur horreur….

Devant ma télévision, je découvre comme tous, de si loin, ces informations, ces suppositions, cet inimaginable…..

Comme tous je me connecte, je me renseigne, je cherche à savoir, à comprendre…..

Comme tous, je suis inquiet, j’ai froid, j’ai peur…

En plus dans cette horreur qui se dessine peu à peu, brouillard supposé de sang, d’images terribles, de témoignages, alors qu’on ne sait rien, ce chiffre, si terrible, qui grandit, grandit, grandit……

En plus de cette horreur, les premières insanités se font jour sur Internet, les premières injures, les premières insultes….

Mal, si mal, je n’ai pu m’empêcher de répondre, à ma façon, à ces insultes par ce petit mot que je viens de retrouver, par hasard, presque un an plus tard. Alors je vous le livre, tel qu’il a été écrit, sans correction, sans être retravaillé, photographie d’une âme en peine, image d’un homme en colère….

« Assis dans mon canapé, loin de cette horreur, je regarde, j’écoute…. les chiffres tombent, de plus en plus grands, de plus en plus terribles….

Puis des informations se succèdent, se rajoutent, se complètent….. Tristesse, colère…..

Assis dans mon canapé, si loin, trop loin….. Si j’avais été là-bas, qu’aurai-je fait? Aurai-je été utile? À qui? Pour qui?

Assis dans ce canapé, bien loin, très loin…. Je lis les informations, j’écoute, je vois défiler les réactions des uns, des autres…

Horreur, tristesse, colère…..

Quelles que soient nos colères et nos peines, quelles que soient nos idées et nos pensées, quels que soient nos couleurs ou nos dieux, c’est le moment où jamais de rester unis, décents, dignes, forts…. Il le faut….

Demain il sera temps de critiquer, de revendiquer, du « on vous l’avait dit », du « c’est la faute à….. »

Mais là, ce soir, de suite, on ne sait encore que peu de choses, et elles dépassent déjà tout ce que nous aurions imaginé, envisagé… Ca ne peut pas se passer ici, chez nous…
Pensons juste à ces mamans, ces épouses, ces parents, ces amis, qui essaient peut être désespérément de joindre un fils, une fille, un amoureux, un ami….. Qui attendent, qui tremblent, qui espèrent….

Ouvrons une parenthèse de solidarité, d’empathie, pour un instant, pour un moment….

Assis dans ce canapé, nous ne sommes pas à plaindre ce soir…. Ne soyons pas à blâmer… ».

Postscriptum :    12%20dali%20premonicion%20de%20la%20guerra%20civil%2046gg

Un an plus tard, d’autres horreurs, aussi terribles, aussi marquantes… Il ne peut y avoir de classifications, de comparaisons…. Il ne peut y avoir que notre peine, que notre colère….

Un an plus tard, tout est pire… Le regard sur l’autre a changé, s’est obscurci, s’est assombri….

Un an plus tard, nous allons mal, si mal… Nous ne voyons plus le soleil de la même façon, nous n’écoutons plus l’autre, nous avons changé, tellement changé, oubliant nos promesses de solidarité, d’amour, d’humanitude…. Nous avons peur de l’autre, de nous, de ce que nous risquons de devenir….

Le « No pasaran » civilisationnel, anti barbare,  ces belles paroles, ces « je suis…. » ces « nos frères » se sont effacés…

Ne soyons pas habitués… Jamais….

Tableau de Salvador Dali, représentant un corps qui se

déchire de l’intérieur, comme un pays qui souffre

en son propre sein….

 
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Publié par le 1 novembre 2016 dans Accueil, Chroniques citoyennes...

 

Je suis un mécréant, un païen, un mauvais citoyen….

Je suis un mécréant!!!

J’aime boire de l’alcool et faire la fête jusqu’au bout de la nuit avec mes amis.CnXobaHW8AAJYiG

J’aime écouter de la musique, et j’aime chanter (tellement mal…).

J’aime manger ce que je veux.

J’aime quand une fille me sourit, quand elle est dénudée, quand elle est bronzée.

J’aime passer ma main dans ses cheveux, regarder ses jolies jambes, admirer son sourire.

J’aime être rasé de près, de frais, j’aime me promener en short et en tong, j’aime aller à la plage.

J’aime mes copains musulmans, qui partagent leur culture sans l’imposer, qui rient, sourient, et aujourd’hui pleurent….

 

Je suis un païen!!!

J’aime me lever tard le dimanche matin.

J’aime manger de la viande, même le vendredi.

J’aime le regard si attendrissant de mes deux copines qui s’aiment.

J’aime l’amour que portent à leur petit bonhomme mes deux potes.

J’aime entendre ces questions sur les évangiles que posent les athées.

Je souris (parfois) au mauvais humour sur les prêtres et les enfants.

J’aime surtout la façon de vivre sa foi que m’a apprise ma grand-mère, que me démontre ma mère, même si je ne pratique pas.

J’aime cette place en bout de table prévue pour l’autre, pour celui qui a besoin d’un bout de pain, d’un peu de chaleur, d’un sourire, quelles que soient sa religion, sa couleur de peau, son origine, son histoire….

 

Je suis un mauvais citoyen!!!

J’ai choisi de ne pas voter, pas même blanc, quand je ne me retrouve pas dans un candidat.

Je râle parfois, souvent, trop, contre mon pays, ses élus, ses représentants, ses militaires, ses flics, son administration.

Je suis agacé quand je paie mes impôts.

Il m’arrive même de dire, que j’en ai marre de ces assistés, de ces fainéants, de ceux qui profitent du système, de mon boulot, etc….

J’aime ce bleu, comme la mer, l’horizon, le ciel, couleur du rêve, de la sagesse, de la sérénité.

J’aime ce blanc, comme cette page où de si belles choses sont à écrire, à lire, à venir.

J’aime ce rouge, couleur chaude, enivrante excitante, symbole de force, de puissance, et qui nous permet de ne pas oublier ce sang versé par nos anciens.

 

Je suis moi….

Juste moi, un homme libre, un citoyen de France, du Monde, que tous les intégrismes, tous les excessifs n’empêcheront pas de parler, de respirer, de vivre….

Oui, toi, le pauvre abruti qui ne sait pas vivre, qui a volé un Dieu , qui a pris un camion , sache qu’aujourd’hui, une fois de plus, je sais.

Je sais que quoi que tu fasses, quoi que tu dises, quoi que tu veuilles, je vivrais comme je l’entends, comme j’aime, comme il me plaira. Et ce qui me réconforte, c’est que lors des soirées, sur la plage, aux terrasses des cafés, au cinéma, nous serons toujours plus nombreux que toi qui est seul, si seul, isolé dans ta camisole idéologique ou religieuse.

 Abruti….

 

Ecrit le 18 juillet 2016, suite à l’attentat du 14 juillet 206 à Nice.

 

 

 

 

 

 
2 Commentaires

Publié par le 18 juillet 2016 dans Accueil, Chroniques citoyennes...

 
 
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