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Madame…

Madame,
vous avez été tellement présente au cours de notre vie, vous faisiez tellement partie de notre paysage que je vous ai toujours crue immortelle.
Immortelle, vos pairs vous ont permis de l’être, en reconnaissant votre intelligence, vos combats, votre histoire, et vous ont permis d’intégrer cette si symbolique Académie.
Madame, vos convictions et votre force ont su convaincre ces élus qui représentaient parfois si mal le peuple, négligeant et reniant les douleurs de toutes ces femmes qui devaient fuir ou se cacher….
Qui mieux que vous pouvait les entendre, les comprendre, vous qui dès votre enfance aviez rencontré la barbarie sous le plus abject des visages…
Qui mieux que vous pouvait rêver, imaginer, participer à l’amélioration de ce monde qui parfois marche de travers, à rendre plus ronde cette si belle planète.
Oui, Madame, vous faisiez partie de ce paysage en noir et blanc, dans cet écran de télé qui n’était pas allumé en permanence. L’enfant que j’étais à l’époque, même s’il ne comprenait pas la puissance de vos mots, avait perçu la solennité de ce moment d’histoire.
Alors Madame, pour ce que vous étiez, pour ce que vous avait voulu faire, pour ce que vous avez réalisé, le simple citoyen anonyme tient à vous remercier.
Grâce à vous, notre beau pays a été un peu plus humain, et vous l’avez payé si cher…
Oui, Madame, tous nous vous devons beaucoup.
Votre regard si bleu, si profond, votre parole si rare, si belle, si intelligente vont nous manquer.
Mais votre discours restera inoubliable, à tout jamais.
Merci, Madame Veil.

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Publié par le 15 juillet 2018 dans Accueil, Chroniques citoyennes...

 

Addiction…

Ils se sont rencontrés dans de drôles de circonstances ….

Premier jour, premier regard.          

Ce petit truc étrange, innommable, imperceptible.

Pourtant si présent.

Agréable malaise  d’un quelque chose potentiel.

Le temps a passé.

Hasard d’une rencontre, une discussion de couloir, un sourire sur un parking…

 

Une première initiative.

D’elle.

Une première invitation….

Virtuelle…

Surprise peut-être attendue, inconsciemment espérée…

J’y vais ? J’y vais pas ?

Un clic impulsif qui dit oui…..

Une réponse positive, contre tous ses principes, contre  toute éthique.

Une première et unique fois.

Assumée, consumée, après de nombreuses réflexions….

 

Enfin je… pourquoi pas…. On verra…..

Instinct de jeu, de danger….

 

Échanges, dialogues, joies de la technique …

Présence permanente….

Virtuelle….

Petits messages, constants.

Matin, midi, soir, nuit….

Bonjour vous… Bonne journée ?

Bonne nuit.

 

Puis la rencontre, fortuite.

Parce qu’un rendez-vous pas loin, l’occasion de …..

Même pas  le temps de boire un verre…

Juste un bonsoir….

Corps mélangés, corps partagés….

 

Une autre rencontre, un autre soir….

Pas de déplacement exprès, juste une opportunité.

« J’étais à côté…. Je viens te voir toi, j’aurais pu aller chez un autre… »

Corps mélangés, partagés…

 

Sensation de bien-être.

Échanges permanents, plus intenses…

Mots doux, affection virtuelle….

Aveuglement volontaire…. ?

Manque de lucidité…

De plus en plus d’importance dans ses pensées…

Affirmée, assumée…

Danger, il le sait.

 

Mise en alerte, il lui dit.

Attention je  ne peux pas, je ne veux plus…

Discussions inutiles, longues, pénibles…

Elle ne reconnait rien.

Elle revendique ses « je te désire, tu me plais, tu me manques ».

Mais satisfait ses manques…ailleurs.

 

Ailleurs…

Le sourire laisse la place à l’incompréhension.

Le désir à la frustration.

Le privilège à la vexation….

 

Alors un samedi soir….

Alcool… ressentis…

Elle  est là-bas…

Elle lui a dit repas  avec des potes, des copains.

Elle a encore menti.

Soirée mystérieuse, avec un autre, un seul autre.

D’autres verres, d’autres bras….

« Ce qui compte c’est ce que je pense, pas ce que je fais…. »

Alors ce samedi soir… Fin des non-dits.

 

Refuge dans une soirée de beuverie, de sexe,  encore…

Il aime se retrouver là.

Agréable  moment, monde enfin réel….

Refuge dans cette soirée, plaisirs de l’excès.

Elle aurait pu être autre….

 

Fin de l’histoire, d’une façon pas très sympa…

Connaître cette position de dernier recours, dernier secours.

Première fois… Dernière fois.

Plus jamais ça.

 

Retour … virtuel….

Elle revient, encore une fois.

Vite, très vite.

Mais seulement de loin, derrière cet écran.

Écran de fumée….

Elle revient, encore une fois.

Seulement virtuelle.

 

Puis deux soirées.

Magique, complice, mais sans toucher.

Deux soirées.

Échanges,  rires, mais  rejet.

Deux soirées à s’embrasser.

Elle est embarrassée.

 

Un message, le soir même.

On arrête, j’ai réfléchi.

Pas un appel, un sms, vulgaire sms.

Les autres l’attendent, ils sont importants.

Tout était si joli, original…

Risque assumé, revendiqué….

Tout était si joli…

Jusqu’à ce moment où plus rien n’a été pareil….

 

Silence, pas d’explications…

Des semaines de poursuites, de courir après…

Pourquoi ? Pour qui ?

Manque de mots doux, de baisers, d’instants…

Ils sont destinés, réservés, distribués à……

 

Il est épuisé.

 

Fin d’une histoire….

Qui avait juste commencé…

Fin d’une histoire

Qui s’annonçait jolie, simple…

Fin d’une histoire …

Qui s’annonçait  facile…

 

Deux êtres un peu perdus qui se retrouvent.

Peut-être dans leurs regards, leur histoire.

Deux êtres complémentaires, si complémentaires.

Deux êtres aux si nombreuses attaches et aux si petites entraves.

Alors pourquoi…. ?

 

Ils ont eu peur ?

D’un vulgaire classicisme ?

D’une relation si propre…. ?

Crainte d’un attachement privant de liberté(s) ?

Rejet d’un bonheur potentiel ?

 

Pourquoi passe-t-elle ses nuits si loin ?

Pourquoi passe-t-il ses nuits avec ces demoiselles?

Pourquoi chacun passe-t-il ces nuits dans des bras qui ne sont pas les leurs ?

Pourquoi …..  Oui, pourquoi…. ?

 

Douloureux, un peu…

Incompréhension… Beaucoup.

Ne pas tomber dans l’acrimonie.

 

Restons amis….

Garder sous le coude, préserver cette tendresse.

Mais donner ailleurs, à d’autres.

A ceux qui prennent ce corps, mais si peu du reste.

A ceux qu’elle veut dominer, amener.

 

Lui ne se laisse pas diriger.

Jamais.

Il l’avait pourtant un peu accepté…

Elle voulait diriger, imposer.

Elle a tout égaré, tout froissé, tout gâché.

A lui, seul, elle a tout refusé.

 

Il est parti, il lui a écrit.

Pourquoi il devait partir, fuir.

 

Pourtant à cet instant,   tout allait bien…

Une « phase positive » disait-elle, « ascendante ? » demandait-il ….

Un espoir de renaissance entretenu.

Un énième redémarrage….

 

Mais jusqu’où, pourquoi…. ?

Mais pour arriver où… ?

Mais pour échanger…. ?

Échanger quoi ?

 

Elle s’est dite triste…

Elle dit que ça lui manquerait….

Elle reconnait son addiction à lui….

Elle reconnait cette chose « inexplicable » qui l’a fait revenir…

Vite, si vite, à chaque fois.

Et pourtant….

 

Elle ne fait rien, elle ne veut rien.

Elle ne reconnait rien, se dit blessée.

Elle dit… elle dit…

Elle ne fait …. Rien….

 

Il est parti, elle ne l’a pas retenu.

Il est parti, elle s’en fout.

Il est parti, elle l’a perdu.

 

Il est parti,   il ne se reconnaissait plus.

Il est parti, il s’en fout.

Il est parti, c’est fini.

 

Chacun a trouvé d’autres cieux, d’autres yeux.

Chacun a trouvé d’autres bras, d’autres corps.

 

Pense-t-elle à lui dans les bras de ces danseurs, de ces hommes qui traversent ses nuits ?

Ceux qu’elle allait retrouver, ceux qu’elle va rechercher…. ?

Certainement pas.

 

Pense-t-il à elle dans les bras de cette délicieuse beauté ?

Évidemment pas.

 

A-t-elle des regrets ?

Aucun, elle a choisi, elle a voulu cette issue.

A-t-il des regrets ?

Il s’en veut d’y avoir cru, mais a aimé l’avoir crue.

Regret d’une sincérité malmenée.

 

Restons amis, dit-elle….

Il lui dit que c’est impossible.

Devenir ponctuellement amants ?

Rattraper  ces ratés,  ces fois où ils auraient dû faire cet amour ?

Qu’elle faisait ailleurs…

Qu’il faisait loin d’elle…

Il dit que non, il pense que non.

Elle dit qu’elle a envie…

Mais envie de quoi… ?

 

Restons amis, veut-elle….

Que se diront-ils un jour…

Peut-être plus rien.

Se reverront-ils un jour…

Il dit que non, il pense que non.

Elle dit qu’elle ne sait pas.

 

Se souvenir des rires des débuts, des disponibilités disparues.

Effacer les frustrations, les humiliations, les déceptions…

Se souvenir des belles choses, si rares.

Seulement ces belles choses….

 

Que leurs routes soient belles….

 

 

La timide qui rêvait de Mars…

Un froid samedi après-midi….

Il faisait ses courses.  Cette fichue corvée que tout un chacun doit se résigner à accomplir, comme un rituel, une ode à ce monde de la consommation, dans l’un de ces temples des achats, où on trouve tout sous un même toit, et bien plus encore….                  

Elle travaillait dans ce difficile environnement, bruyant, lumineux,  où chaque client se considère comme unique, exceptionnel, réclamant une attention surévaluée quant  à  sa personne….                                                                                                                       

Elle répondait à tous, avec un sourire désarmant, un humour, une gentillesse qui laissent penser que cette si longue attente ne l’était pas tant que ça…

 Un mot, deux mots, un sourire, un fou-rire…

Puis peu à peu, le temps passant, ils se rencontrent  à nouveau, dans cet univers mercantile, mais sans être à la course….

 Un mot, des  mots, des sourires, des fou-rires….

Magie des temps modernes, elle connait son nom, il ne sait rien d’elle…

 Un mot, des mots, des sourires, des fou-rires….

Il a compris, elle est timide, si timide….

Il a compris, il l’est aussi. Bien plus que cette apparente sureté, ce statut de chef, de manager, ou autre…  Il n’a plus son armure, juste un caddy derrière lequel il se réfugie….

Il a compris, il l’a comprise….

Alors, un jour, au détour d’un règlement, d’un achat de shampoing, dans un souffle, il lui demande son prénom…

 Un mot, des mots, des sourires, des fou-rires…

Magie des temps modernes, communication internet…

Ils se retrouvent sur ce réseau, autoroute des mots écrits, virtuels.

Ils échangent, discutent dans cette nuit.

Apprennent-ils à se connaître, se reconnaître… ?

Ils parlent de tout, de rien, de ces futilités  indispensables, refont le monde, de la piste de danse à Mars….

 Un soir d’été, sur le Vieux Port….

Il est avec son vieil ami, son complice, dans cette virée nocturne qu’eux seuls peuvent comprendre. Au détour de cette rue, au sortir de cette boîte enfumée, grisés, ils tombent sur cette joyeuse équipe de filles qui rient, qui vivent, qui s’amusent…

Elle est là, avec ses amies…

Ses chaussures à la main, ces talons si hauts qui lui donnent cette hauteur rassurante…

Mais elle garde cette élégance, ce chic naturel et séduisant.

Ils se regardent, se font la bise… sur le coin de leurs lèvres…..

 Un mot, des mots…

Des sourires, des fou-rires…

Elle est happée par ses copines qui rient, qui s’amusent…

Il est tiré par le bras par son vieux pote, qui doit retrouver une demoiselle dans une autre boîte…

Un vieux Monsieur  lui a dit un jour, « si une fille se retourne en partant, alors c’est que vous avez des choses à vous dire »….

Il regarde, discrètement.

 Elle s’enfonce dans cette nuit devenue si noire, ses talons à la main….

Son pote le tire, l’oppresse, l’entraine, il ne voit pas, il ne peut pas…

Il ne saura pas.

S’est-elle retournée ? 

Entrainé par son ami, son frère, qui l’empêche d’attendre, de regarder….

Elle est partie.

S’est-elle retournée… ?

Il ne le saura jamais….

 

 

 

 

L’indélicatesse du pauvre……..

Une terrasse magnifique, une vue qui ne l’est pas moins, ce jeudi soir.

Les élégantes promènent leurs jolies tenues, leur maquillage si soigné, leur manucure si délicate.

Ces messieurs avec leur chemise  immaculée, dessous cette veste si cintrée, au teint  halé, au sourire éclatant.

Le champagne est délicieux, les mets sont délicats, les nappes si blanches. Les deux si jolies tables soigneusement bordurées par ces magnifiques bouquets desquels on a soigneusement oublié d’ôter le nom de ce fleuriste du quartier  réputé, tellement délicat dans son art de la composition florale.

La musique d’ambiance, pour l’instant  pas trop assourdissante reprend ces quelques tubes que l’on a décrété comme classieux, élégants, autres que ces vulgaires riffs de guitare, voire pire, que ce rap mal fichu de ces mômes au langage si désordonné.

Éclats de rire un peu sonores, parfois surjoués….  Petits fours originaux…. Les plus informés relatent les secrets de vestiaire de ce si grand club qu’il est de bon ton de suivre et de connaître depuis des générations. Les autres de cette histoire de fraude fiscale de…. Mais oui, tu le connais, il vient à toutes les soirées.

Inexorablement arrive le sujet du jour…

« Vous avez vu les images?  Tous ces gens qui se sont rués sur le Nutella…. Non??? Mais il faut voir ça! Absolument! Tiens regarde, j’ai la vidéo sur mon portable….

Décidément, ils n’ont honte de rien ces gens là…. Tout ça pour un peu de pâte à tartiner…. Tu te rends compte, ils ont été obligés de limiter la vente à trois pots par personne. C’est dire si ce sont des sauvages! Ils parlent d’émeutes… Pour du Nutella… Quelle honte, vraiment c’est choquant….

De toute façon on les connait ces gens-là. Ce sont les mêmes qui vont au stade, aux populaires…. Qui nous agacent avec leurs cris et leurs merguez… Sans parler du reste… Enfin, je me comprends…. 

Dimanche dernier j’étais avec mon petit au parc du centre-ville. Tu sais quoi, il y en avait qui étaient là, en train de faire un pique-nique, et de jouer au foot avec leurs ribambelles de mioches. Qu’est-ce que ça criait! Et ça riait fort! Impossible de tenir leur fichue marmaille ces gens-là….

Plus ça va, plus je le comprends, notre ami, avec son évasion fiscale… Comment? Tu n’es pas au courant? Oui, des sommes fabuleuses en Suisse… Pas de bol il s’est fait prendre… Je lui avais dit de ne pas faire de politique, qu’il se ferait attraper… Tu parles, ces enfoirés ils ne l’ont pas loupé. Mais oui tu le connais…. Il couche avec la grande blonde, aux yeux bleus, qu’on a croisée chez les Durand il y a dix jours…. Avec sa robe verte… Tu vois????

Tu parles qu’il a raison de planquer son argent, marre de payer pour tous ces fainéants….

Bon, en même temps, pour une fois qu’ils peuvent avoir du Nutella pour leurs mômes… Mais bon quand même, se ruer comme ça… Pfffff, aucune dignité ces pauvres…..

Il reste du champagne?

 

 

 
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Publié par le 27 janvier 2018 dans Accueil, Chroniques citoyennes...

 

Rock’n’roll attitude!

Et si pour une fois les penseurs arrêtaient de penser?

Les images des obsèques de Johnny vont passer, encore et encore, sur nos écrans, réseaux et autres journaux.

Cette foule venue de partout, de tout horizon politique, géographique, social, ne demande rien d’autre que de lui dire au revoir….

Durant des années elle a communié avec cet homme, pétri de défauts, certainement, mais qui leur a apporté un bonheur que certains s’autorisent à moquer.

Et ces mêmes penseurs s’offusquent de tirades diverses et variées qui ne les satisfont pas, qui bousculent leurs schèmes et pensées, censeurs censés descendant de Torquemada mais se réclamant de Charlie…..

Aujourd’hui, le mot populaire nous a pété à la figure, dans sa plus belle acception, dans son sens le plus beau, le plus profond, nous rappelant que le populisme qu’on lui accole si souvent n’avait pas sa place dans cette ferveur simple et belle…..

C’était beau de voir ces gens danser et pleurer, taper des mains et se taire, écouter et participer…

Ils étaient magnifiques à applaudir ce cercueil si blanc, à soutenir cette maman, ses enfants, ses amis dans la peine…..

Les motards ont joué leur partition, avec ce vrombissement de leurs destriers si bien briqués….

Les musiciens ont joué, avec talent et engouement, laissant les fans prendre la place du chanteur….

Les politiques ont su être dignes, sans en faire trop, sans se mettre devant, sans se montrer….

Sacré Johnny….

J’ai toujours reconnu ta puissance de bête de scène, même si je n’écoutais pas ta musique. Une amie me disait que tous nous avions au moins une fois dansé, chanté, crié sur un de tes morceaux.

Oui, tous, nous avons tous au moins un souvenir te concernant, directement ou pas.

Sacré mec que tu es….

Ce qui s’est passé aujourd’hui restera, longtemps, comme un rassemblement comme tu étais le seul pouvoir le faire….

Alors, les intellectuels, contestataires et autre moqueurs, pour une fois taisez-vous et écoutez…

Oui, écoutez cette musique, qui vient du bon vieux temps du rock’n’roll.

Oui, écoutez cette musique, toute cette musique que j’aime…..

 

Life!

Goût de cendre…..

Alors comme ça tu t’attaques à nos enfants….. Sombre lâche…. C’est tellement facile, de s’attaquer tout ce qui peut symboliser la vie, la joie, le bonheur.

Ces choses si belles, naturelles, qui ne sont pour toi que des concepts, des Everest inaccessibles qui traduisent ton incapacité à être, à vivre, représentation de l’humanité, de l’humanitude….

Mais tu imagines quoi?

Tu penses nous faire peur? Tu crois que désormais nous serons terrorisés? Mais tu n’as pas compris, une fois de plus, une fois encore. Ne t’inquiètes pas, je ne suis pas un héros, capable de prendre des armes, de venir te chercher dans ta tanière, dans ton clapier… Et si un jour je suis face à toi, j’ai bien conscience que je ne pourrais rien,

Le vrai lâche, le vrai peureux, c’est toi, pauvre mec…. Tu te prends pour un héros parce que tu te fais exploser, parce que tu sacrifies ta pauvre existence qui ne prend du relief que parce que tu nous fais pleurer?

Sombre abruti.

Te suicider est bien plus lâche que tout, et montre à nouveau ton incapacité à assumer tes saloperies, laissant les tiens soumis à l’opprobre générale, à la vindicte populaire.

Tu t’attaques à tout ce qui représente la vie, le bonheur… Tu t’escrimes à détruire la culture. Dans tes conquêtes de territoire, sur lesquels ta seule ambition est de créer un monde de restriction et de tristesse, tu détruis toute beauté, monument, symbole du savoir au nom d’un Dieu qui n’a rien demandé, revendiqué, qui a juste pensé à créer les hommes pour qu’ils soient heureux…

Comment? Ce que je dis là te choque?

Mais mon pauvre, crois-tu que ce Créateur, qui laisse la liberté à tout un chacun de croire en lui ou pas, a imaginé une telle perfection, un tel équilibre, une telle magnificence pour que quelques idiots bas du plafond le détruisent, le renient?

Mais tu imagines quoi?

Tu crois que par ton obstination terroriste nous allons arrêter de vivre? De nous cultiver? D’écouter de la musique, de lire, de bouffer, de baiser? Sombre abruti…

Dis-toi une chose, nous continuerons à le faire, et ce ne sera même pas un acte de résistance. Ce serait te donner cette importance que tu revendiques. Non, espèce de crétin, nous allons continuer à jouir de cette merveilleuse planète, si belle, si imparfaite, sans penser toi, à tes actes, à ton intolérance…

As-tu enfin compris? Quoique tu fasses, cela ne nous atteint pas… Alors, oui, bien sûr, encore une fois, ce matin nous sommes tristes et nous pleurons, nous pensons à ces gamins, à ces parents…. Oui, ce matin, nous sommes tous de Manchester.

Toi, tu ries, tu crois avoir réussi… Mais encore une fois, tu n’as pas compris que notre tristesse et notre dégoût ne sont qu’un instant, un moment, furtif, passager, et  très vite nous sourirons à la vie, au bonheur….

Tu voies, dans cette brume si londonienne de ce petit jour, nous apercevons cette lumière qui nous attire, nous aspire, et nous fait tenir à jamais debout.

Mais toi, au fin fond de ta nuit, il n’y a que noirceur et ténèbres, à tout jamais….

Et c’est cela qui nous différencie.

Pour toujours…..

 

Night heart…..

La nuit….
Ce moment si noir où la lumière se fait.
Cet instant unique où des soleils se lèvent…
Ce moment où, seul, tu penses, tu relis, tu revis, tu relies….
Cet instant si précieux quand tes yeux distinguent ce qu’ils n’avaient pas su voir, pas voulu croire….
Oui, la nuit, ce moment où cette flamme s’éteint ou se rallume à jamais, à tout jamais….
Oui, la nuit, moment où tout se gagne, se perd, se digère….
 
Moi, je l’aime, ma nuit.
Ma vieille amie, ma douce complice.
Elle me connait bien, la nuit.
Elle m’a vu, entendu, compris, souri, la nuit.
Elle sait ce qui se passe, ce qui se trame, qui fait que cet instant si rare ne se renouvellera jamais…
 
Moi, je l’aime, ma nuit.
Elle m’a souvent accompagné, dirigé, regardé, la nuit.
Dans ces virées nocturnes, mes refuges incertains, mes rencontres si étranges…
Dans mes soirées avec mes amis, mes complices, frères d’armes, compagnons d’âme.
 
Elle m’a protégé, la nuit.
M’entourant de ses lumières sombres, ses volutes, ses artifices.
Elle m’a caché ces choses si laides que je voulais oublier…
Me portant, m’inspirant, sur ces routes mal goudronnées, pleines d’excès, pleines de regrets.
 
Moi, je l’aime, ma nuit.
Des fois, elle ne veut pas que je dorme.
Des fois, elle ne veut pas que je sois, moi.
Des fois elle ne veut pas de moi.
Ma nuit me permet de comprendre, d’entendre, d’apprendre.
 
Moi, je l’aime, ma nuit.
Et si mes jours en sont plus difficiles, plus fatiguant, elle les rend si exaltants.
Oui, je l’aime ma nuit….
Elle qui m’apporte sa lumière, ma lumière…

 

JB

8 Mai 2017.

 

 

 
 
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